DIOCESE DE KPALIME
DÉCISION-NOMINATION- 2021-2022  *Thème de l'année pastorale 2021-2022 : Accueillons la parole du Christ, devenons ses amis. *Suivez nous sur notre page facebook  *Mgr ALOWONOU souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.
THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2021-2022
Accueillons la Parole du Christ, devenons ses amis
PRIÈRE POUR LE JUBILÉ D’ARGENT DU DIOCÈSE DE KPALIMÉ
Dieu notre Père, nous te rendons grâce et nous te bénissons pour notre Église diocésaine, ta sainte famille que tu as rassemblée chez nous à Kpalimé, voici 25 ans.
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SANCTUAIRE MARIAL
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ANNUAIRE DIOCESAIN 2020-2021
Actualités : HOMELIE DE MONSEIGNEUR BENOIT ALOWONOU A LA MESSE DE CONSECRATION DE L’EGLISE ET DE L’AUTEL DE LA PAROISSE SACRE CŒUR DE JESUS D’AGOU KEBO DALAVE

Voici la demeure de Dieu parmi les hommes. Ils seront son peuple et Dieu avec eux, sera leur Dieu. 

Frères et Sœurs en Christ,

Celui qui écoute la parole de Dieu et qui la garde, Dieu vient chez lui et fait de sa vie sa demeure. Si quelqu’un m’aime,  mon père l’aimera et nous viendrons chez lui et chez lui nous ferons notre demeure. 

En ce sixième dimanche de Pâques le Christ nous parle de la demeure où il désire être invité avec son père. L’invitation qui voudrait avoir est bien simple: Écouter sa parole, la garder comme la lumière sous nos pas, la lampe sur nos routes.

Jésus veut demeurer chez nous, il veut faire de chez nous sa maison? Comment peut-il venir chez nous si d’avance nous n’avons pas écouté sa parole qui est lumière qui conduit nos pas à lui? Comment écouter sa parole s’il ne nous rassemble pas dans un lieu ou maison où sa parole sera proclamée et enseignée ? 

Notre Dieu est un Dieu qui aime rassembler ses enfants dans une demeure qui porte son nom. 

Nous sommes rassemblés aujourd’hui pour consacrer la maison que son amour a construite pour nous, le lieu où nous viendrons écouter sa parole et où nous serons nourris de sa présence. Nous sommes rassemblés en ce dimanche du temps pascal pour consacrer sa demeure que lui-même a voulu construire chez nous à Agou-Dalavé.

Pourquoi Dieu a-t-il voulu construire une demeure chez les hommes alors que sa demeure préférée n’est pas une construction de pierre mais le cœur de l’homme, je dirais mieux, le corps de l’homme, puisque Saint-Paul l’a dit « votre corps et le temple de l’esprit saint la maison de Dieu?» Il veut une maison construite avec des pierres vivantes.

Le roi Salomon après avoir construit le temple de Jérusalem, s’est mis à distance pour regarder la maison qu’il a construite pour Dieu et il s'est  demandé: « Mais serait-il vrai que Dieu habitât sur la terre avec les hommes ? Lui que même les cieux des cieux, ne peuvent contenir, combien moins cette maison que j’ai bâtie ? Comment Dieu pourrait-il habiter, une maison construite par la main de l’homme ?

Oui,  chers Frères et Sœurs,

Dieu a voulu une construction de pierre, une maison parce qu’il est un père de famille. Dieu veut une construction de pierre parce qu’il veut que nous soyons Eglise c’est-à-dire rassemblement. Il veut que ses enfants se retrouvent ensemble dans un lieu qui est sa demeure au milieu des hommes, un lieu qui montre sa grandeur, sa bonté, sa sainteté. Un lieu où il adressera sa parole à ses enfants car sans un lieu de rassemblement, la parole de Dieu ne sera  pas connue et il sera impossible à l’homme de connaître Dieu et d’inviter Dieu à demeurer chez lieu. Un village, sans une maison consacrée à Dieu est un village sans Dieu. Une ville sans un lieu où Dieu rassemblera ses enfants pour les nourrir de sa parole sera habitée par le diable et ses anges.

Chers fils et filles D’Agou Dalavé,

Vous avez voulu consacrer sur votre terre une maison pour votre Dieu, notre Dieu. Cette maison  que voici, fait votre fierté. Cette maison porte déjà un beau nom, Sacré-Cœur.  Un nom qui rappelle que notre Dieu a un cœur d’homme et son Fils, le Christ, veut entretenir une relation d’amour avec les hommes. Ici dans cette maison, Jésus dira : « Venez à moi vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi, je vous soulagerai » (Mt 11, 28). Venez écouter ma parole et gardez la.

Ici, le Seigneur vous donnera la paix du Ressuscité. Cette paix est différente de la paix que le monde donne. 

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix a dit Jésus dans son discours d’adieu. Et il ajoute « ce n’est pas la manière du monde que je vous donne ma paix. » 

La paix que Dieu donne, la paix du Ressuscité est une paix qui guérit, une paix qui fortifie notre foi pour la victoire sur le péché, sur le mal, une paix qui calme les douleurs intérieures, une paix qui est don et une grâce qui ruisselle de la croix du Christ. Une paix qui ouvre les tombeaux pour donner la vie qui n’a pas de fin.

C’est cette paix qui a gardé la foi des témoins de la foi, les martyrs. Ils ont aimé le Christ et lui ont rendu un bon témoignage le témoignage du sang. Parmi eux il y a Saint Paul Van Nguyen My un martyr Vietnamien dont nous allons déposer les reliques dans l’autel de cette église que nous consacrons aujourd’hui. Il est l’un des 117 martyrs que le pape Jean Paul II a canonisés le 19 juin 1988. Il est mort martyr le 18 décembre 1838. 

Au 19e siècle, un empereur, un roi vietnamien Tu-Duc a lancé une vague de persécutions des chrétiens. Il les avait fait arrêter en leur demandant de renier leur foi chrétienne et de profaner la croix du Christ. Parmi eux ils y avaient des évêques, des prêtres, des Séminaristes, des catéchistes et des Catéchumènes. Voici la lettre que l’un d’eux avait écrite à un prêtre  « Je porte une chaîne au cou, je suis gardé étroitement; on ne me laisse aucune liberté. On me bat, on me tourmente à tout propos, je n’ai pas un moment de paix. Mes chairs sont meurtries, mes os broyés, et cela ne suffit pas encore pour payer ma dette. Mes forces sont épuisées, ma vie s’éteint, je ne me plains pas. J’implore l’aide du Très-Haut pour rester toujours ferme ». 

Un autre, le père Dominique Drach, missionnaire au Vietnam, est torturé pour n’avoir pas voulu fouler au pied le crucifix avant d’être décapité le 18 septembre 1840. Il a écrit : « Voici l’image de la croix sur laquelle est mort mon Seigneur ; c’est l’emblème de la foi et de la religion que vous devez tous professer si vous voulez être sauvés. Pour moi, je l’adore et j’aime mieux mourir que de la profaner ! ». 

Le 19 juin 1988, jour de leur canonisation, le pape Jean Paul II a déclaré: « 

« Nous admirons le courage inébranlable de la foi de ces chrétiens. Les persécutions et les souffrances ne les ont pas ébranlés: seule comptait pour eux la pureté de leur engagement baptismal à conformer tout leur être à la personne du Christ rédempteur. Leur courage nous rappelle la grandeur du don de la foi que nous avons nous-mêmes reçu, le sérieux de l’adhésion que le Seigneur nous demande, la nécessité d’être, nous aussi, des témoins pour le monde qui nous entoure. » 

Que saint Paul Van My et saint Jean-Paul II, qui l’a canonisé, prient pour nous. 


+ ALOWONOU Benoît, 
Evêque de  Kpalimé 

BP 83 Kpalimé TOGO

alowonoubenoit@yahoo.fr 

kpalimeeveche@yahoo.fr

 

Date de publication: 2022-05-25 00:00:00 Version Imprimable